Edito de Septembre 2023

Edito de septembre

J’ai zappé en tout inconscience l’édito d’août… tour de passe-passe estival, croc-en-jambe amical des multiples activités d’été, festivals et sollicitations diverses ? moment d’absence, teinté de familial et de douceurs… Tout ce que l‘oubli fait à la vie !
Le silence a aussi du bon, délicieusement écrasé de soleil et enrichi d’éclaboussures de rivière.

Je reprends la plume et le clavier aux premières variations d’automne, juste avant le 1er septembre… faut dire que la rentrée qui s’annonce va s’inaugurer bientôt, le 3 septembre, par le nouveau Forum des associations de Crest, auquel nous participerons à nouveau, et qu’elle va nous faire connaître, cette rentrée, quelques turbulences : notamment, pour commencer, le report du rendez-vous de La Bastelle à octobre, exceptionnellement, le 21 octobre donc…

Un rendez-vous qui se suspendra jusqu’à début 2024 car je m‘absenterai 3 mois, cette année, j’irai passer novembre et décembre ailleurs, loin, dans un autre climat… Je l’avais bien dit :  je n’aime pas beaucoup novembre et l’approche brumeuse des frimas et des fêtes de fin d’année… !
A moins qu’une autre maison héberge le rendez-vous de Novembre, nous reprendrons le rythme de La Bastelle  à mon retour : le premier rendez-vous de 2024 sera le 21 janvier !

Programmer si loin me fait sourire, plus trop habituée à tant de projections dans le temps (que j’aime assez prendre comme il vient, chaque fois que possible « au jour le jour », inattendus compris et tellement appréciés !).

Mais avant, …  Il y aura une lecture de « Si je regarde par-dessus l’épaule de ma vie » à la librairie Escapade.s le 28 septembre, à 19 H.
Lecture et présentation de l’ouvrage, à trois voix, discussion et partage.

Mais avant, … Il y aura la reprise de l’atelier « passeurs de mots ». Toujours animé par Claudine et avec quelques modifications, notamment de jour (et le lieu, durant mon absence de novembre-décembre-janvier) car La Bastelle sera fermée.
Ce sera le Jeudi de 18 à 20 H, 2 fois par mois.  La première date de septembre reste à préciser…
Pour mémoire, le groupe a assuré quelques lectures publiques durant l’année écoulée, c’était chaleureux et encourageant.

Mais avant, … Nous relancerons quelques contacts avec l’envie de programmer de nouvelles lectures publiques ou participations à des événements littéraires.

Déjà, nous prévoyons la réimpression de « Si je regarde par-dessus l’épaule de ma vie », épuisé.
Nous espérons de nouvelles dates de lectures-hommages.

Une nouvelle fois, mes pensées revisitent le texte « Septembre enfin… », tiré de « La sente terminière », qui résonne fort, pour moi, au cœur du jardin.

« Le soleil biaise à l’horizon et je respire et les massifs respirent.

Je me surprends à rire avec les capucines qui ne seront plus échaudées et s’offrent le grand jeu des coqs de roche ardents, traînes longues en débandade dans les allées qui s’illuminent.

Les verveines aussi serpentent où bon leur semble. Elles ont enfin ce rose indien des catalogues de fleuristes. Foisonnement superbe. Teintes, corolles, rafraîchies, la rosée emperle le trèfle, le frais du soir abreuve les pétales et je ne suis qu’alléluia : m’est redonné le temps magique d’une contemplation qu’étouffait l’août aux volets clos (…).
La maison peut enfin s’ouvrir sur le pré et les arbres. »

Et ce passage de « l’instant exact » :

« A temps pour un coucher de soleil sur les étangs de Maguelone, là où la mer et les étangs ne sont coupés que par une langue étroite de terre.

Le ciel une coupole, hémisphère posé sur l’eau de toutes parts. A l’heure où plonge le soleil côté étang, l’eau étale est en or infini et le ciel la reflète en rouge… Un instant de silence. Et puis c’est le conciliabule des flamands qui s’organisent pour leurs terres nocturnes. D’autres espèces se chamaillent pour l’occupation des piquets. Et tout se calme.
Les étangs ne sont plus que l’étain poli. Miroir. Chaque piquet enfonce son reflet et son oiseau au bout. Les pattes des flamands sont sur échasses. Et moi sur mon rocher je dois être au septième ciel car Jean-Mi s’approche, passe son bras sur mes épaules, penche sa joue sur mes cheveux et puis il les embrasse.

Sans la moindre parole, tout un bouquet de vie a fleuri d’un seul coup. Nous étions seuls sous le ciel rond, avec un long passé d’amour dont j’ai senti qu’il redoutait le terme. J’ai dit « que je suis bien »… Il a serré légèrement, à peine, son bras sur mes épaules—une seconde, et pourtant bien là dans sa vie, mon fils était encore en moi.

Te dire la joie éperdue de cet instant où nous n’étions que cette joie. Te dire que, tout bêtement, je sais ce que c’est qu’être heureuse.
Pas un mot. Pas un geste de plus. Ce jalon, je l’emporterai, une fois de plus confirmé.
Il était exact, entre l’instant et lui et moi.
(lettre, 19 mars 2002) »

Bonne rentrée

et au 3 septembre ! venez nous rencontrer au Forum des  Associations, Espace Soubeyran (de 10 à 17 H).