{"id":990,"date":"2017-05-11T16:58:02","date_gmt":"2017-05-11T14:58:02","guid":{"rendered":"http:\/\/asso-annepierjean.fr\/?p=990"},"modified":"2017-05-26T16:37:05","modified_gmt":"2017-05-26T14:37:05","slug":"nouvelle-de-printemps-inedite1988","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/asso-annepierjean.fr\/?p=990","title":{"rendered":"Nouvelle d&rsquo;un printemps (in\u00e9dite,1988)"},"content":{"rendered":"<p style=\"text-align: left;\"><span style=\"color: #ff00ff;\"><strong>Pour finir le mois d&rsquo;avril <\/strong>en cette p\u00e9riode de lune rousse, une nouvelle, \u00e9crite en 1988&#8230; en une p\u00e9riode s\u00fbrement identique&#8230; !<br \/>\n<strong>cadeau d&rsquo;avril !\u00a0<\/strong>d\u00e9couvert au fond d&rsquo;un classeur inexplor\u00e9 !\u00a0<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: left;\"><span style=\"color: #0000ff;\">A la fin de Mars, l&rsquo;ann\u00e9e o\u00f9 il fit si froid, In\u00e8s, un jour, \u00a0n&rsquo;accepta plus l&rsquo;id\u00e9e de grelotter avec indiff\u00e9rence dans ses v\u00eatements des quatre saisons qui la nippaient aussi l&rsquo;hiver.<\/span><br \/>\n<span style=\"color: #0000ff;\">Comme elle n&rsquo;allait pas au ski, elle ne poss\u00e9dait pas de chauds \u00e9quipements. Et comme elle \u00e9tait n\u00e9e \u00e0 Saint-Zacharie-la-montagne, elle avait jusqu&rsquo;ici tois\u00e9 de haut les frimas de la plaine et, en habits de ville, elle se bornait \u00e0 avoir froid sans en faire toute une histoire.<\/span><br \/>\n<span style=\"color: #0000ff;\">C&rsquo;\u00e9tait comme \u00e7a depuis cinq ans.<br \/>\n<\/span><span style=\"color: #0000ff;\">Et, soudain, elle ne pourrait pas l&rsquo;admettre un jour de plus ? Et juste \u00e0 la fin de l&rsquo;hiver ? Quelle mouche la piquait ?<\/span><br \/>\n<span style=\"color: #0000ff;\">\u00ab\u00a0On est fin mars, ma fille ! \u00a0\u00bb se dit-elle avec s\u00e9v\u00e9rit\u00e9, \u00ab\u00a0les tulipes vont \u00e9clore et la m\u00e9t\u00e9o proph\u00e9tise&#8230;\u00a0\u00bb<br \/>\n<\/span><span style=\"color: #0000ff;\">N&#8217;emp\u00eache ! Avec une \u00e9nergie f\u00e9brile, elle d\u00e9versa sur son lit ses fonds de tiroirs et de poches, le boudinage d&rsquo;un ch\u00e9quier et fit de grands calculs qui n&rsquo;excluaient pas les centimes, puis elle s&rsquo;\u00e9cria OUAIS ! en sautant au plafond.<\/span><br \/>\n<span style=\"color: #0000ff;\">OUAIS ! elle se trouvait assez riche pour acheter tout de suite une combinaison fourr\u00e9e, un anorak extra, les meilleurs apr\u00e8s-skis possibles.<\/span><br \/>\n<span style=\"color: #0000ff;\">Toute affaire cessante, elle courut dans un magasin qui avait troqu\u00e9, en vitrine, les v\u00eatements d&rsquo;hiver contre ceux de printemps, et elle fit d\u00e9baller les stocks avec des ordres volubiles.<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: left;\"><span style=\"color: #0000ff;\">-Vous achetez aussi les skis? demanda le vendeur.<\/span><br \/>\n<span style=\"color: #0000ff;\">elle le regarda \u00e9tonn\u00e9e : elle n&rsquo;allait pas aux sports d&rsquo;hiver! Elle restait ici, \u00e0 Romans!<\/span><br \/>\n<span style=\"color: #0000ff;\">Le vendeur l&rsquo;enferma dans quelques regards soup\u00e7onneux.<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: left;\"><span style=\"color: #0000ff;\">D\u00e9rang\u00e9e et prise de court, elle r\u00e9torqua vivement que c&rsquo;\u00e9tait son droit d&rsquo;avoir chaud.<\/span><br \/>\n<span style=\"color: #0000ff;\">Et elle ajouta aux achats des moufles, un bonnet de mohair et de longs cale\u00e7ons fins.<\/span><br \/>\n<span style=\"color: #0000ff;\">Le vendeur acquies\u00e7a, aimable, d&rsquo;autant plus qu&rsquo;elle allait lui laisser un semblant de fortune.<\/span><\/p>\n<p><span style=\"color: #0000ff;\">\u00ab\u00a0Je suis folle\u00a0\u00bb se dit In\u00e8s une fois dehors et passablement encombr\u00e9e. J&rsquo;ai achet\u00e9 tout \u00e7a en quatri\u00e8me vitesse comme s&rsquo;il y allait de ma vie, moi qui r\u00e9fl\u00e9chis cent sept ans avant d&rsquo;acheter trois mouchoirs !\u00a0Qu&rsquo;est-ce qu&rsquo;il se passe dans ma t\u00eate ?.. <\/span><br \/>\n<span style=\"color: #0000ff;\">J&rsquo;aurai bonne mine si le redoux arrive &#8230;<\/span><\/p>\n<p><span style=\"color: #0000ff;\">Il arriva.<br \/>\nEt le soir m\u00eame.<\/span><br \/>\n<span style=\"color: #0000ff;\">Les calculs de la m\u00e9t\u00e9o avaient pouss\u00e9 le froid du c\u00f4t\u00e9 de la Sib\u00e9rie et de grands coups d&rsquo;air chaud purent entrer en Dauphin\u00e9&#8230; et dans l&rsquo;ouateuse \u00e9paisseur de l&rsquo;anorak d&rsquo;In\u00e8s.<\/span><br \/>\n<span style=\"color: #0000ff;\">Ayant grelott\u00e9 soixante jours, In\u00e8s crut bon de se d\u00e9dommager et elle ne quitta pas son \u00e9quipement flambant neuf &#8230; D&rsquo;ailleurs, d\u00e9but avril on ne se d\u00e9v\u00eat pas d&rsquo;un fil&#8230;<\/span><br \/>\n<span style=\"color: #0000ff;\">Cependant, l&rsquo;air avait un pr\u00e9-go\u00fbt de printemps cabl\u00e9 par la Provence qu&rsquo;il avait hum\u00e9 au passage et les arbres des places s&rsquo;en tortillaient d&rsquo;attente. Mais pourquoi donc In\u00e8s, \u00e0 contre-courant des saisons -et \u00e0 contre-courant d&rsquo;elle-m\u00eame- \u00a0avait-elle investi tout ce qu&rsquo;elle poss\u00e9dait dans des fringues pour froid qui allaient lui \u00eatre inutiles ?<\/span><br \/>\n<span style=\"color: #0000ff;\">In\u00e8s avait parfois des raisons inconnues qu&rsquo;elle aurait volontiers jet\u00e9es par dessus bord mais elles se cramponnaient, sournoises, inexplicables, jusqu&rsquo;au jour o\u00f9, comme \u00e7a, elles remettaient leur cl\u00e9 dans ses mains \u00e9tonn\u00e9es&#8230;<br \/>\nC&rsquo;\u00e9tait, soudain, comme si la vie perdait patience devant l&rsquo;\u00e9troitesse des gestes, leur lenteur, leur obscurit\u00e9. Le temps d&rsquo;une d\u00e9cision, elle \u00f4tait \u00e0 In\u00e8s la gouverne d&rsquo;elle-m\u00eame, alors la d\u00e9cision partait seule devant -et la suive qui peut!, elle avait ses rep\u00e8res on comprendrait plus tard, fallait sortir de l\u00e0 !<br \/>\n<\/span><br \/>\n<span style=\"color: #0000ff;\">\u00ab\u00a0J&rsquo;ai bien une raison!\u00a0\u00bb se r\u00e9p\u00e9tait In\u00e8s , \u00e0 l&rsquo;aff\u00fbt de cette raison.<\/span><br \/>\n<span style=\"color: #0000ff;\">Elle devait bien, aussi, en avoir une pour t\u00e9l\u00e9phoner, le soir m\u00eame, \u00e0 Saint-Zacharie-la-montagne et en appeler un qui \u00e9tait rest\u00e9 au pays.<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: left;\"><span style=\"color: #0000ff;\">-Ben alors, dit Jean-Jacques, si j&rsquo;m&rsquo;attendais \u00e0 ton coup de t\u00e9l\u00e9phone ! Qu&rsquo;est-ce qui t&rsquo;arrive, In\u00e8s?<\/span><br \/>\n<span style=\"color: #0000ff;\">&#8211; Rien rien ! dit vivement In\u00e8s. Une pens\u00e9e comme \u00e7a .<\/span><br \/>\n<span style=\"color: #0000ff;\">&#8211; J&rsquo;en suis touch\u00e9. Mais t&rsquo;as bien, tout de m\u00eame, une autre raison que celle-ci ?<\/span><br \/>\n<span style=\"color: #0000ff;\">&#8211; Ecoute, dit In\u00e8s, c&rsquo;est compl\u00e8tement idiot : ce matin, je me suis offert un \u00e9quipement de montagne. C&rsquo;est ridicule en presque avril&#8230; Mais&#8230; j&rsquo;ai pas pu faire autrement.<\/span><\/p>\n<p><span style=\"color: #0000ff;\">\u00ab\u00a0J&rsquo;ai pas pu faire autrement\u00a0\u00bb lui avait d\u00e9j\u00e0 dit In\u00e8s, il y a cinq ans, le jour o\u00f9 elle avait quitt\u00e9 sa montagne natale pour suivre un estivant qui lui promettait la vall\u00e9e, la lui avait donn\u00e9e puis s&rsquo;\u00e9tait retir\u00e9.<\/span><br \/>\n<span style=\"color: #0000ff;\">&#8211; Jean-Jacques ? tu es toujours au bout du fil?<\/span><\/p>\n<p><span style=\"color: #0000ff;\">S&rsquo;il y \u00e9tait &#8230;<\/span><br \/>\n<span style=\"color: #0000ff;\">In\u00e8s, sa petite \u00e9toile des neiges&#8230;<\/span><br \/>\n<span style=\"color: #0000ff;\">Quatre fois l&rsquo;an il descendait dans la vall\u00e9e mais elle ne voulait pas revenir au pays habiter ce chalet qu&rsquo;il construisait en pensant \u00e0 elle et qu&rsquo;elle n&rsquo;avait jamais vu&#8230;<\/span><\/p>\n<p><span style=\"color: #0000ff;\">&#8211; Ecoute, dit enfin Jean-Jacques, ici y&rsquo;a de la neige. Prends ton mois de vacances et d\u00e9barque au chalet. Que ton \u00e9quipement te serve \u00e0 quelque chose !<br \/>\n<\/span><br \/>\n<span style=\"color: #0000ff;\">S&rsquo;il y avait une logique dans l&rsquo;achat de ses nippes chaudes, se retrouver \u00e0 la montagne, \u00a0le col de l&rsquo;anorak remont\u00e9 jusqu&rsquo;au nez, \u00a0devait mener plus loin que cette logique obscure.<br \/>\n<\/span><br \/>\n<span style=\"color: #0000ff;\">&#8211; Chiche ! dit In\u00e8s. J&rsquo;arrive.<\/span><br \/>\n<span style=\"color: #0000ff;\">Elle r\u00e9gla tout, son travail, sa vie, en une seule journ\u00e9e et arriva avec un car \u00e0 Saint-Zacharie-la-montagne.<\/span><br \/>\n<span style=\"color: #0000ff;\">Jean-Jacques et ses chiens l&rsquo;attendaient.<\/span><br \/>\n<span style=\"color: #0000ff;\">Bonjour bonjour. In\u00e8s s&rsquo;assit sur le tra\u00eeneau, Jean-Jacques debout devant elle, bien camp\u00e9 sur ses jambes.<\/span><br \/>\n<span style=\"color: #0000ff;\">Et le tra\u00eeneau les emporta dans de grands giclements de neige qui fusaient de leurs sept couleurs en \u00e9grenant des soleils verts.<\/span><br \/>\n<span style=\"color: #0000ff;\">In\u00e8s riait. Les chiens couraient. Et Jean-Jacques posa la question rituelle \u00a0(\u00e0 laquelle In\u00e8s r\u00e9pondrait comme elle le faisait chaque fois\u00a0\u00bbt&rsquo;es fou fou, Jean-Jacques, non !) <\/span><br \/>\n<span style=\"color: #0000ff;\">&#8211; alors In\u00e8s, on se marie ?<\/span><\/p>\n<p><span style=\"color: #0000ff;\">In\u00e8s cessa de rire.<br \/>\nLe ripement du tra\u00eeneau sur la neige sciait l&rsquo;air comme une musique de galaxie ou de grands-fonds.<\/span><br \/>\n<span style=\"color: #0000ff;\">elle s&rsquo;entendit r\u00e9pondre d&rsquo;une voix qui \u00e9tait plus que la sienne :<\/span><br \/>\n<span style=\"color: #0000ff;\">&#8211; Je n&rsquo;\u00e9tais pas venue pour \u00e7a&#8230; mais si j&rsquo;y r\u00e9fl\u00e9chis&#8230;<\/span><br \/>\n<span style=\"color: #0000ff;\">&#8211; Quoi ? dit Jean-Jacques interloqu\u00e9.<\/span><br \/>\n<span style=\"color: #0000ff;\">Et, se tournant, il la regarda doucement.<\/span><br \/>\n<span style=\"color: #0000ff;\">Elle serrait autour de son cou le col chaud de son anorak. Son bonnet de mohair enfonc\u00e9 jusqu&rsquo;aux yeux elle souriait. La course et le vent froid cinglaient de rose son visage. On aurait dit qu&rsquo;elle n&rsquo;\u00e9tait jamais partie.<\/span><br \/>\n<span style=\"color: #0000ff;\">Jean-Jacques \u00e9tait debout \u00e0 l&rsquo;avant du tra\u00eeneau, moul\u00e9 dans sa combinaison de ski, sa figure de proue fendait solidement le vent. Il se taisait. Parfois, un bref cahot jetait In\u00e8s contre ses jambes.<\/span><br \/>\n<span style=\"color: #0000ff;\">Il dit enfin, montrant en bas de la pente un joli toit de lauses &#8211;\u00a0Cramponne-toi ! on va foncer sur le chalet. C&rsquo;est chaque fois, ici, une course d&rsquo;enfer : les chiens sont fous dans cette derni\u00e8re descente.<\/span><\/p>\n<p><span style=\"color: #0000ff;\">Elle appuya d&rsquo;abord sa joue.<\/span><br \/>\n<span style=\"color: #0000ff;\">Puis, elle encercla des ses bras les jambes arcbout\u00e9es, vibrantes.<\/span><br \/>\n<span style=\"color: #0000ff;\">Elle restait l\u00e0, confite et chaude. La vitesse \u00e9chancrait la neige \u00e0 des dimensions d&rsquo;arc-en-ciel.<\/span><br \/>\n<span style=\"color: #0000ff;\">Que c&rsquo;\u00e9tait bon de fondre enfin apr\u00e8s cinq ans de glaciation dans la vall\u00e9e.<\/span><\/p>\n<p><span style=\"color: #0000ff;\">Le tra\u00eeneau s&rsquo;\u00e9tait arr\u00eat\u00e9 aux portes du chalet.<\/span><br \/>\n<span style=\"color: #0000ff;\">Jean-Jacques cherchait dans ses poches.<\/span><br \/>\n<span style=\"color: #0000ff;\">&#8211; Mes cl\u00e9s ! dit-il enfin en les faisant tinter comme des clarines d&rsquo;alpage.<\/span><br \/>\n<span style=\"color: #0000ff;\">&#8211; Donne ! dit \u00a0In\u00e8s vivement.<\/span><br \/>\n<span style=\"color: #0000ff;\">Elle prit les cl\u00e9s, chaudes des poches de Jean-Jacques, et ouvrit elle-m\u00eame la porte.<br \/>\n<\/span><br \/>\n<span style=\"color: #0000ff;\">Le soleil entra le premier.<\/span><br \/>\n<span style=\"color: #0000ff;\">Elle s&rsquo;appr\u00eatait \u00e0 le suivre,\u00a0<\/span><br \/>\n<span style=\"color: #0000ff;\">&#8211; attention \u00e0 la marche ! dit Jean-Jacques en la retenant.<\/span><br \/>\n<span style=\"color: #0000ff;\">In\u00e8s sourit..la marche, elle la savait, \u00a0l&rsquo;ayant d\u00e9j\u00e0 franchie se pr\u00e9c\u00e9dant elle-m\u00eame.<\/span><br \/>\n<span style=\"color: #0000ff;\">\u00a0Avec un rire heureux, elle saisit la main de Jean-Jacques et se cria \u00ab\u00a0J&rsquo;arrive\u00a0\u00bb.<\/span><br \/>\n<span style=\"color: #0000ff;\">Alors, tranquillement ils tap\u00e8rent leurs bottes pour laisser la neige dehors et ils descendirent la marche.<\/span><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Pour finir le mois d&rsquo;avril en cette p\u00e9riode de lune rousse, une nouvelle, \u00e9crite en 1988&#8230; en une p\u00e9riode s\u00fbrement identique&#8230; ! cadeau d&rsquo;avril !\u00a0d\u00e9couvert au fond d&rsquo;un classeur inexplor\u00e9 !\u00a0 A la fin de Mars, l&rsquo;ann\u00e9e o\u00f9 il fit si froid, In\u00e8s, un jour, \u00a0n&rsquo;accepta plus l&rsquo;id\u00e9e de grelotter avec indiff\u00e9rence dans ses v\u00eatements &hellip; <a href=\"https:\/\/asso-annepierjean.fr\/?p=990\" class=\"more-link\">Continuer la lecture de <span class=\"screen-reader-text\">Nouvelle d&rsquo;un printemps (in\u00e9dite,1988)<\/span>  <span class=\"meta-nav\">&rarr;<\/span><\/a><\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[9],"tags":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/asso-annepierjean.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/990"}],"collection":[{"href":"https:\/\/asso-annepierjean.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/asso-annepierjean.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/asso-annepierjean.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/asso-annepierjean.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=990"}],"version-history":[{"count":2,"href":"https:\/\/asso-annepierjean.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/990\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":994,"href":"https:\/\/asso-annepierjean.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/990\/revisions\/994"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/asso-annepierjean.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=990"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/asso-annepierjean.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=990"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/asso-annepierjean.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=990"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}