{"id":2801,"date":"2023-06-13T08:24:47","date_gmt":"2023-06-13T06:24:47","guid":{"rendered":"https:\/\/asso-annepierjean.fr\/?p=2801"},"modified":"2023-06-13T08:27:25","modified_gmt":"2023-06-13T06:27:25","slug":"edito-de-juin-2023","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/asso-annepierjean.fr\/?p=2801","title":{"rendered":"Edito de Juin 2023"},"content":{"rendered":"<p style=\"font-weight: 400;\"><span style=\"color: #0000ff;\">Juin, juin, juin\u2026d\u00e9j\u00e0 se pr\u00e9pare le temps des moissons. Mai s\u2019ach\u00e8ve dans un m\u00e9li-m\u00e9lo d\u2019orages sourds, d\u2019averses capricieuses et de soleils intenses\u2026 le bonheur d\u2019\u00e9t\u00e9 est en route. Les mots filent des jours heureux.<\/span><\/p>\n<p style=\"font-weight: 400;\"><span style=\"color: #0000ff;\">Cacophonie des jeux de grenouilles dans le bassin, qui sature les nuits comme les jours, foisonnement des iris et des asters qui emplissent les massifs, merveilles des moments de d\u00e9tente sur la terrasse et des bouquins lus \u00e0 l\u2019ombre du parasol\u2026 Le soir est tellement rose que j\u2019en souris, entre les ch\u00e8vrefeuilles et les seringats qui embaument, les \u00e9clats orange du grenadier et les rosiers en f\u00eate.<\/span><\/p>\n<p style=\"font-weight: 400;\"><span style=\"color: #0000ff;\">De petits pas pour l\u2019association qui, sans effets sp\u00e9ciaux, cultive simplement les liens, humains, heureux, confiants, en tissant des souvenirs et de petits bonheurs : les \u00ab passeuses de mots \u00bb se pr\u00e9parent \u00e0 faire une lecture dans un lyc\u00e9e de Valence, le 31 mai, les voisins s\u2019int\u00e9ressent aux r\u00e9unions de La Bastelle, les informations se tricotent, d\u2019association en association, d\u2019amis en rencontres heureuses, de lecteurs en auditeurs attentifs\u2026 la maison vit aux battements de ces croisements, simples, de vie, d\u2019\u00e9coute, d\u2019envies, d\u2019id\u00e9es lanc\u00e9es, de projets informels, tranquilles\u2026 au rythme des plaisirs de se retrouver, les mots en goguette et l\u2019esprit conscient. <\/span><\/p>\n<p><span style=\"color: #0000ff;\">Le dernier rendez-vous de La Bastelle, le 21 mai, a \u00e9t\u00e9 anim\u00e9 de lectures inhabituelles : des textes \u00e9crits par certains, en forme de clin d\u2019\u0153il \u00e0 ce qui nous relie -les textes et l\u2019esprit d\u2019Anne Pierjean, les repas partag\u00e9s dans sa maison- puis la pr\u00e9sentation d\u2019extraits de \u00ab Judith et l\u2019Ey-vie \u00bb, de \u00ab Belle et Toni de nulle part \u00bb, l\u2019\u00e9motion \u00e0 \u00e9couter \u00ab Ecume \u00bb (extrait de \u00ab l\u2019instant exact \u00bb)\u2026<\/span><br \/>\n<span style=\"color: #0000ff;\">Comme toujours les esprits brodent, s\u2019\u00e9vadent, se pr\u00e9occupent des soucis de chacun, des plaisirs aussi, qui racontent les jours\u2026. La parole foisonne.<\/span><\/p>\n<p style=\"font-weight: 400;\"><span style=\"color: #0000ff;\">Le souvenir d\u2019une lecture de saison, \u00ab des yeux bleu barbeau \u00bb, me donnent envie de f\u00eater la St Jean en la partageant \u00e0 nouveau\u2026 pourquoi pas au jardin ?<\/span><br \/>\n<span style=\"color: #0000ff;\">Autour du 24 ?&#8230; bien s\u00fbr, on ne peut plus sauter les feux de la St Jean mais le c\u0153ur y serait !<\/span><\/p>\n<p style=\"font-weight: 400;\"><span style=\"color: #0000ff;\"><strong>\u00ab<span style=\"color: #ff00ff;\"> Ce soir c\u2019\u00e9tait la Saint Jean, et elle n\u2019avait pas le c\u0153ur \u00e0 cela. Sa maison encore en deuil de sa m\u00e8re, elle n\u2019irait pas \u00e0 la f\u00eate, ne sauterait pas le feu.<\/span><\/strong><\/span><\/p>\n<p style=\"font-weight: 400;\"><span style=\"color: #ff00ff;\"><strong>Pourtant, l\u2019amour pour sa m\u00e8re n\u2019eut pas \u00e9t\u00e9 entam\u00e9 si elle avait pu danser et franchir le feu comme les autres filles et les autres gars. Elle le savait. Le p\u00e8re le savait. Mais les habitudes, les usages du village\u2026<\/strong><\/span><br \/>\n<span style=\"color: #ff00ff;\"><strong>(\u2026)<\/strong><\/span><br \/>\n<span style=\"color: #ff00ff;\"><strong>\u2026 elle regardait le bouquet f\u00e2n\u00e9 qu\u2019elle n\u2019avait pu se r\u00e9soudre \u00e0 jeter au feu. Pourquoi fallait-il que le bouquet de barbeaux s\u2019en vint faillir aujourd\u2019hui ?<\/strong><\/span><\/p>\n<p style=\"font-weight: 400;\"><span style=\"color: #ff00ff;\"><strong>La Saint Jean \u00e9tait la f\u00eate de l\u2018\u00e9t\u00e9 nouveau, la f\u00eate des bl\u00e9s, celle des amoureux.<\/strong><\/span><br \/>\n<span style=\"color: #ff00ff;\"><strong>Et les barbeaux se taisaient, juste ce jour-l\u00e0 ?<\/strong><\/span><br \/>\n<span style=\"color: #ff00ff;\"><strong>(\u2026)<\/strong><\/span><br \/>\n<span style=\"color: #ff00ff;\"><strong>P\u00e8re, vous avez raison. Il faut des fleurs fra\u00eeches sur cette fen\u00eatre. Je m\u2019en vais cueillir une brass\u00e9e de coquelicots. \u00bb<\/strong><\/span><\/p>\n<p style=\"font-weight: 400;\"><span style=\"color: #ff00ff;\"><strong>(in \u00ab\u00a0Des yeux bleu barbeau\u00a0\u00bb ou C\u00e9line de Bise)<\/strong><\/span><\/p>\n<p style=\"font-weight: 400;\"><span style=\"color: #0000ff;\">C\u00e9line de Bise est la grande s\u0153ur \u2026 Dans \u00ab Jean de Bise \u00bb aussi, Anne Pierjean chantait l\u2019\u00e9t\u00e9, et surtout ces rencontres de mots, de chants et de consciences que les soir\u00e9es permettaient, apr\u00e8s les hivers rudes, le travail harassant et la mis\u00e8re ambiante dans ces contr\u00e9es\u2026<\/span><br \/>\n<span style=\"color: #0000ff;\">Les temps, bien s\u00fbr, ont chang\u00e9 depuis ce 18 \u00e8me si\u00e8cle dont ces deux livres parlent (il faudrait y ajouter \u00ab les trois louis d\u2019or de Maria \u00bb, o\u00f9 l\u2019ombre de Mandrin se projette) : le message reste, d\u2019humanit\u00e9, de culture, de solidarit\u00e9, d\u2019\u00e9volution et de transmission \u2026<\/span><\/p>\n<p style=\"font-weight: 400;\"><span style=\"color: #0000ff;\">De m\u00eame, se redisent souvent la sensibilit\u00e9 de l\u2019auteur au temps des moissons (je pense \u00e0 \u00ab Paul et Louise \u00bb et ce passage d\u2019anthologie de la moisson organis\u00e9e par Paul, au clair de lune, au temps de la peine de Louise et de sa m\u00e8re), sa foi dans les forces de la terre et des mots, l\u2019image du bl\u00e9 qui l\u00e8ve, les travaux (\u00ab les corv\u00e9es \u00bb paysannes) ensemble, les veill\u00e9es f\u00e9condes, son attachement \u00e0 l\u2019ensemencement\u2026<\/span><\/p>\n<p style=\"font-weight: 400;\"><span style=\"color: #0000ff;\"><strong>\u00ab<span style=\"color: #ff00ff;\"> Et la vie poursuivait ses t\u00e2ches dans tout Pontchanu accabl\u00e9 de chaleur.<\/span><\/strong><\/span><br \/>\n<span style=\"color: #ff00ff;\"><strong>Mais le samedi soir et le dimanche apr\u00e8s v\u00eapres, les jardins du presbyt\u00e8re s\u2019ouvrirent \u00e0 des chansons qui n\u2019\u00e9taient pas des cantiques, non plus des grivoiseries, et ce, sur l\u2019initiative de Jeanne de Chervis.<\/strong><\/span><\/p>\n<p style=\"font-weight: 400;\"><span style=\"color: #ff00ff;\"><strong>-Quelle mis\u00e8re ! avait dit Diane au cur\u00e9, les temps anciens nous laiss\u00e8rent de si belles m\u00e9lodies. (\u2026)<\/strong><\/span><br \/>\n<span style=\"color: #ff00ff;\"><strong>Personne ici ne les sait et l\u2019on y suppl\u00e9e par des gaudrioles, mal tourn\u00e9es, parfois vulgaires, qui \u00e9garent les enfants.<\/strong><\/span><br \/>\n<span style=\"color: #ff00ff;\"><strong>Sans compter encore qu\u2019elles appauvrissaient une tradition orale laiss\u00e9e par les troubadours, et qui \u00e9tait, pour le peuple, sa m\u00e9moire collective, l\u2019histoire de ses racines, un savoir qu\u2019il ne fallait pas risquer de perdre.<\/strong><\/span><\/p>\n<p style=\"font-weight: 400;\"><span style=\"color: #ff00ff;\"><strong>&#8211; Les complaintes et les contes, poursuivait Diane de Chervis, les fables et les chansons, le r\u00e9cit des \u00e9pop\u00e9es, c\u2019est toute la culture de ceux qui ne savent pas lire.<\/strong><\/span><\/p>\n<p style=\"font-weight: 400;\"><span style=\"color: #ff00ff;\"><strong>De plus, c\u2019\u00e9tait beau, et Diane le sentait. (\u2026). Les chansons et les l\u00e9gendes n\u2019\u00e9taient bien souvent qu\u2019une m\u00eame protestation, une plainte n\u00e9e de la plainte, qui s\u2019\u00e9tire sur le temps jusqu\u2019\u00e0 fatiguer la plus longue des patiences.<\/strong><\/span><br \/>\n<span style=\"color: #ff00ff;\"><strong>(\u2026)<\/strong><\/span><br \/>\n<span style=\"color: #ff00ff;\"><strong>Et peut-\u00eatre pourrait-on, s\u2019il y avait audience, \u00e9largir l\u2019ensemble ?<\/strong><\/span><br \/>\n<span style=\"color: #ff00ff;\"><strong>Elle lisait les gazettes. Elle informerait les gens de ce qui se passait ailleurs. Elle serait une autre voix, plus renseign\u00e9e, plus avertie (\u2026) elle leur ouvrirait quelques \u00e9chapp\u00e9es sur la vie d\u2019autres provinces.(\u2026)<\/strong><\/span><br \/>\n<span style=\"color: #ff00ff;\"><strong>Et puis le soir \u00e0 la fra\u00eeche et sous les \u00e9toiles, ce serait superbe ! Nous laisserions grille ouverte, inviterions \u00e0 entrer. Nous nous assi\u00e9rions dans l\u2019herbe. Nous partagerions une heure avec les gens et une \u00e9motion qu\u2019ils aimeraient d\u00e9couvrir\u2026<\/strong><\/span><br \/>\n<span style=\"color: #ff00ff;\"><strong>(\u2026)<\/strong><\/span><br \/>\n<span style=\"color: #ff00ff;\"><strong>D\u00e9j\u00e0, tous les mois d\u2019\u00e9t\u00e9, elle enseignait la lecture, les soins, la sant\u00e9, les herbes, aidait le cur\u00e9 et Dame Alphonsine \u00e0 visiter les malades, soigner les enfants (\u2026)<\/strong><\/span><br \/>\n<span style=\"color: #ff00ff;\"><strong>A cela, elle voulait joindre un peu de musique, un peu de beaut\u00e9 et voire un peu d\u2019inutile car elle sentait l\u2019inutile sacr\u00e9 quelque part quand il \u00e9tait beau. Chanter serait bon \u00e0 l\u2019\u00e2me. R\u00e9citer aussi. (\u2026)<\/strong><\/span><\/p>\n<p style=\"font-weight: 400;\"><span style=\"color: #ff00ff;\"><strong>La mis\u00e8re et la fatigue, elle n\u2019avait garde de les oublier. Mais sait-on ce qu\u2019on oublie, unissant les voix dans un m\u00eame ch\u0153ur ? Ce qu\u2019on r\u00e9conforte ? \u00e0 quoi on acc\u00e8de ?<\/strong><\/span><br \/>\n<span style=\"color: #ff00ff;\"><strong>(\u2026)<\/strong><\/span><br \/>\n<span style=\"color: #ff00ff;\"><strong>Alors, elle n\u2019h\u00e9sita plus.<\/strong><\/span><br \/>\n<span style=\"color: #ff00ff;\"><strong>On chanterait le samedi, aussi le dimanche.<\/strong><\/span><br \/>\n<span style=\"color: #ff00ff;\"><strong>Elle offrirait des galettes.<\/strong><\/span><br \/>\n<span style=\"color: #ff00ff;\"><strong>D\u00e9j\u00e0, elle cherchait les titres des chansons parmi cent cantates, m\u00e9lop\u00e9es, complaintes simples. Elle choisirait tout d\u2019abord les airs du pays qui s\u2019enfon\u00e7aient dans l\u2019oubli. Les gens y puisaient leur rythme. Ils devaient revivre. \u00bb<\/strong><\/span><\/p>\n<p style=\"font-weight: 400;\"><span style=\"color: #ff00ff;\"><strong>(in \u00ab Jean de Bise \u00bb)<\/strong><\/span><\/p>\n<p style=\"font-weight: 400;\"><span style=\"color: #0000ff;\">Et si , dans nos rencontres et ce qui les motive, nous nous inscrivions tout simplement dans cet \u00e9lan de vie qui traverse les si\u00e8cles ?<\/span><\/p>\n<p style=\"font-weight: 400;\"><span style=\"color: #0000ff;\">Prochain Rendez-vous de La Bastelle, le 21 juillet, pour tous ceux qui pourront !<\/span><\/p>\n<p style=\"font-weight: 400;\"><span style=\"color: #0000ff;\">Et une lecture dans le jardin en Juin ? \u00e0 pr\u00e9ciser !<\/span><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong><span style=\"color: #ff6600;\"><em>Apr\u00e8s notre rendez-vous de La Bastelle d&rsquo;hier soir, 21 mai, un mot d&rsquo;actualit\u00e9 :<\/em><\/span><\/strong><\/p>\n<p style=\"font-weight: 400;\"><span style=\"color: #ff6600;\">Apr\u00e8s soir\u00e9e de La Bastelle\u2026 o\u00f9 l\u2019on a savour\u00e9 tant de mots de vie, intenses et gorg\u00e9s d\u2019\u00e9motion\u2026<\/span><\/p>\n<p style=\"font-weight: 400;\"><span style=\"color: #ff6600;\">\u00ab Comprenez, ma m\u00e8re, ce sont choses qui se donnent, et que l\u2019on \u00e9change\u2026 \u00bb (dans \u00ab Jean de bise \u00bb)<\/span><\/p>\n<p><span style=\"color: #ff6600;\">\u00ab La cr\u00eape \u00e9tait moelleuse. Elle sentait le miel, la fleur d\u2019oranger, le beurre aiguis\u00e9 de sel. Elle avait un go\u00fbt d\u2019enfance, de bonheur et d\u2019amiti\u00e9\u2026<\/span><br \/>\n<span style=\"color: #ff6600;\">Annibal gonfla sa fourrure douce, cligna ses yeux verts et pensa que la vie \u00e9tait belle du moment qu\u2019on la partageait.<\/span><br \/>\n<span style=\"color: #ff6600;\">Et c\u2019\u00e9tait exactement ce que tous pensaient dans le m\u00eame instant. \u00bb (dans \u00ab Cher M.B\u00e9gonia \u00bb)<\/span><\/p>\n<p style=\"font-weight: 400;\"><span style=\"color: #ff6600;\">\u00ab Ces instants intimes et pl\u00e9niers (\u2026 )<\/span><br \/>\n<span style=\"color: #ff6600;\">Les souvenirs sont re\u00e7us de plein fouet.<\/span><br \/>\n<span style=\"color: #ff6600;\">(\u2026) (dans\u00a0 \u00ab\u00a0l\u2019instant exact\u00a0\u00bb)<\/span><\/p>\n<p><span style=\"color: #ff6600;\">Merci \u00e0 Ren\u00e9, l\u2019Editeur \u00ab\u00a0Gaspard nocturne\u00a0\u00bb pour ses mots, inscrits \u00e0 la fin de \u00ab L\u2019instant exact \u00bb:\u00a0<\/span><br \/>\n<span style=\"color: #ff6600;\">\u00ab les lumi\u00e8res restent \u00e0 entretenir, elles sont toujours dirig\u00e9es vers l\u2019avenir (\u2026)<\/span><br \/>\n<span style=\"color: #ff6600;\">Il me semble qu\u2019Anne Pierjean par tous ses livres n\u2019a cess\u00e9 d\u2019entretenir cette flamme qui seule importe , qui seule m\u00e9rite la succession des vies et des morts.. Elle l\u2019a fait avec un art admirable dans ces romans si proches de l\u2019humain qu\u2019ils prennent place \u00e0 l\u2019aube des lumi\u00e8res ou au cr\u00e9puscule brutal de l\u2019\u00e9t\u00e9 1914, ou encore aujourd\u2019hui. Il faut les lire et les relire.<\/span><br \/>\n<span style=\"color: #ff6600;\">Marc Soriano (\u2026) distinguait parmi les oeuvres contemporaines de litt\u00e9rature pour la jeunesse celle de Anne Pierjean comme \u00ab bien plac\u00e9e pour devenir classique \u00bb.<\/span><br \/>\n<span style=\"color: #ff6600;\">(\u2026)<\/span><br \/>\n<span style=\"color: #ff6600;\">Aujourd\u2019hui (\u2026) une \u00e9vidence vient traverser cette oeuvre : si nous retenons notre souffle, si nous pleurons et rions, lisant Paul et Louise ou Ecume, c\u2019est qu\u2019a lieu, dans l\u2019instant, l\u2019alchimie renouvel\u00e9e de toute une vie, et pas seulement de tout un art.\u00a0<\/span><br \/>\n<span style=\"color: #ff6600;\">(\u2026)<\/span><br \/>\n<span style=\"color: #ff6600;\">George Braque le disait : \u00ab\u00a0avec l\u2019\u00e2ge, l\u2019art et la vie ne font qu\u2019un \u00bb<\/span><br \/>\n<span style=\"color: #ff6600;\">(Dans l\u2019instant exact\u00a0: apr\u00e8s lire, du don des images \u00e0 la naissance des mots)<\/span><\/p>\n<p><span style=\"color: #ff6600;\">Merci les amis<\/span><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Juin, juin, juin\u2026d\u00e9j\u00e0 se pr\u00e9pare le temps des moissons. Mai s\u2019ach\u00e8ve dans un m\u00e9li-m\u00e9lo d\u2019orages sourds, d\u2019averses capricieuses et de soleils intenses\u2026 le bonheur d\u2019\u00e9t\u00e9 est en route. Les mots filent des jours heureux. 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