{"id":1591,"date":"2018-05-31T21:31:29","date_gmt":"2018-05-31T19:31:29","guid":{"rendered":"http:\/\/asso-annepierjean.fr\/?p=1591"},"modified":"2018-06-01T14:53:22","modified_gmt":"2018-06-01T12:53:22","slug":"edito-de-juin","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/asso-annepierjean.fr\/?p=1591","title":{"rendered":"Edito de juin 2018"},"content":{"rendered":"<p><span style=\"color: #ff00ff;\"><strong>Edito de Juin<\/strong><\/span><\/p>\n<p><span style=\"color: #333399;\">Juin aux mille senteurs\u00a0et saveurs. L\u2019heure est aux jardins et \u00e0 la fulgurance de la nature\u2026 Efflorescences\u00a0!<\/span><\/p>\n<p><span style=\"color: #333399;\">La lecture du <span style=\"color: #ff0000;\">15 juin<\/span> approche et se pr\u00e9pare. Pour des raisons de calendrier local, nous avons retard\u00e9 l\u2019heure de la lecture pour nous rendre disponibles au plus grand nombre\u00a0: le rendez-vous sera donc \u00e0<span style=\"color: #ff0000;\"> 20H30, \u00e0 Mirabel et Blacons, \u00e0 la Maison de l&rsquo;Association <span style=\"color: #0000ff;\">(l&rsquo;ancien temple)<\/span>, au vieux village<\/span>.<\/span><\/p>\n<p><a href=\"https:\/\/asso-annepierjean.fr\/?attachment_id=1604\" rel=\"attachment wp-att-1604\"><img decoding=\"async\" loading=\"lazy\" class=\"alignnone size-large wp-image-1604\" src=\"https:\/\/asso-annepierjean.fr\/wp-content\/uploads\/2018\/06\/plaquettexd_v8a-1000x1415.jpg\" alt=\"\" width=\"474\" height=\"671\" srcset=\"https:\/\/asso-annepierjean.fr\/wp-content\/uploads\/2018\/06\/plaquettexd_v8a-1000x1415.jpg 1000w, https:\/\/asso-annepierjean.fr\/wp-content\/uploads\/2018\/06\/plaquettexd_v8a-212x300.jpg 212w, https:\/\/asso-annepierjean.fr\/wp-content\/uploads\/2018\/06\/plaquettexd_v8a-768x1086.jpg 768w\" sizes=\"(max-width: 474px) 100vw, 474px\" \/><\/a><\/p>\n<p><span style=\"color: #333399;\">Ce mois de Juin, nous restons dans l\u2019\u00e9vocation des guerres et de leurs longs d\u00e9g\u00e2ts, en publiant cette lettre ouverte d\u2019Anne Pierjean adress\u00e9e \u00e0 ces jeunes lecteurs, en 1994 o\u00f9 l\u2019on comm\u00e9morait le d\u00e9barquement alli\u00e9. On y retrouve les \u00e9clats traumatiques de la guerre dans les corps, les sensibilit\u00e9s et les m\u00e9moires, ainsi que les engagements\u00a0: m\u00eame si la vie continue, et perdure dans ses joies, rien ne peut plus \u00eatre comme avant.<\/span><\/p>\n<p><strong><span style=\"color: #ff00ff;\">\u00ab\u00a0Souvenirs du 6 juin 1944,<\/span> <\/strong><\/p>\n<p><span style=\"color: #ff9900;\">le 6 juin,1994, Anne Pierjean.<\/span><\/p>\n<p><span style=\"color: #ff9900;\">A mes correspondants et petits-enfants.<\/span><\/p>\n<p><span style=\"color: #ff9900;\">Je viens de vivre quelques jours de comm\u00e9moration intense et silencieuse du d\u00e9barquement alli\u00e9 du 6 juin 1944.<\/span><\/p>\n<p><span style=\"color: #ff9900;\">En 1944, ce d\u00e9barquement avait fait lever en moi un espoir tellement puissant, tellement vital -si inoubliable- que j\u2019ai retrouv\u00e9 A VIF d\u2019intimes \u00e9motions que je croyais adoucies, voire cicatris\u00e9es apr\u00e8s cinquante ans.<\/span><\/p>\n<p><span style=\"color: #ff9900;\">Et j\u2019ai d\u00e9couvert que j\u2019\u00e9tais rest\u00e9e \u00e9troitement branch\u00e9e \u00e0 la m\u00e9moire collective de cette p\u00e9riode et que je porte toujours, quelque part en moi, le deuil de tant de vies arr\u00eat\u00e9es -que je garde aussi, moi qui ai gard\u00e9 la vie, le d\u00e9sir de l\u2019assumer responsablement.<\/span><\/p>\n<p><span style=\"color: #ff9900;\">Durant quelques jours, rien n\u2019aura pu me distraire du flot des souvenirs. J\u2019ai tout rev\u00e9cu, les larmes rentr\u00e9es dans les yeux et dans le c\u0153ur.<\/span><\/p>\n<p><span style=\"color: #ff9900;\">Maintenant, cette \u00e9motion je viens la partager avec vous qui vivez, en paix, ce grand choc de l\u2019Histoire, fait de tant de morts.<\/span><\/p>\n<p><span style=\"color: #ff9900;\">Aux premiers mots des m\u00e9dias, le pass\u00e9 a surgi de toutes parts, comme d\u00e9vers\u00e9 de m\u00e9moires concentriques\u2026 m\u00e9moires gigognes\u2026<\/span><\/p>\n<p><span style=\"color: #ff9900;\">Celle de l\u2019Histoire du monde, de l\u2019histoire de la nation, de la r\u00e9gion, de Crest, et, tout au centre, la mienne, soud\u00e9e, imbriqu\u00e9e aux autres, parce que la vie a voulu que j\u2019aie mon premier enfant, le 8 juin 1944, \u00e0 Crest et sous la mitraille des repr\u00e9sailles nazies.<\/span><\/p>\n<p><span style=\"color: #ff9900;\">J\u2019avais port\u00e9 mon enfant dangereusement dans une \u00e9cole du Vercors -Gigors- qui sera incendi\u00e9e fin Juin 1944 et toujours par repr\u00e9sailles\u2026 Ensuite, mon b\u00e9b\u00e9 n\u2019aura gu\u00e8re quitt\u00e9 mes bras durant les deux mois qui ont suivi sa naissance, toujours des bombardements et des mitraillages, des fuites, des agressions personnelles. Chaque lendemain \u00e9tait un miracle de survie dans notre r\u00e9gion o\u00f9 l\u2019insurrection \u00e9tait parall\u00e8le au D\u00e9barquement du 6 juin en Normandie.<\/span><\/p>\n<p><span style=\"color: #ff9900;\">Mais je suis l\u00e0 et mon fils vit. Mes autres enfants ont pu na\u00eetre. Comme vos parents ils sont d\u2019heureux rescap\u00e9s de cette histoire sanglante que vos grands-p\u00e8res ont v\u00e9cue. Ils ont pu, en paix, faire leurs propres enfants. Vous \u00eates parmi ceux-l\u00e0. Je mesure notre chance\u2026<\/span><\/p>\n<p><span style=\"color: #ff9900;\">Cependant, la \u00ab\u00a0vivante\u00a0\u00bb que je suis peut-elle oublier tous ces morts alli\u00e9s de tant de nationalit\u00e9s\u00a0? Tous ces jeunes morts qui n\u2019ont pu vivre leur vie, faire leurs enfants\u00a0? (ils auraient des petits sensiblement de votre \u00e2ge\u2026).<\/span><\/p>\n<p><span style=\"color: #ff9900;\">Ma pens\u00e9e reste construite \u2013\u00e0 jamais, je le sais bien- sur toutes ces vies qui n\u2019auront pu \u00eatre, si bien que ma propre vie reste lest\u00e9e d\u2019eux, grandie, comptable, redevable.<\/span><\/p>\n<p><span style=\"color: #ff9900;\">Ils avaient m\u00eame go\u00fbt \u00e0 vivre et m\u00eame tendresse\u2026<\/span><\/p>\n<p><span style=\"color: #ff9900;\">Je pense \u00e0 des copains qui n\u2019auront pas eu la chance de m\u00fbrir leur vie et de la vieillir\u2026 Sous des st\u00e8les souvent sans nom, ils en sont rest\u00e9s \u00e0 leurs jeunes exigences. Et je vis sous leur regard plus souvent que je ne crois\u2026<\/span><\/p>\n<p><span style=\"color: #ff9900;\">Une institutrice d\u2019un village tr\u00e8s \u00e9prouv\u00e9 en 1944, m\u2019\u00e9crivait dix ans plus tard\u00a0: \u00ab\u00a0mes \u00e9l\u00e8ves courent et jouent dans la cour\u2026 je verrai toujours partout, dans les le\u00e7ons, dans les jeux, les ombres des autres qui \u00e9couteraient, joueraient\u2026\u00a0\u00bb<\/span><\/p>\n<p><span style=\"color: #ff9900;\">A la rentr\u00e9e de 1945, le tout premier mot que l\u2019on apprenait \u00e0 lire, \u00e0 \u00e9crire, en m\u00eame temps que son nom, \u00e9tait LIBERTE.<\/span><\/p>\n<p><span style=\"color: #ff9900;\">Paul Eluard l\u2019avait mis dans un po\u00e8me que l\u2019on r\u00e9citait ensemble\u2026<\/span><\/p>\n<p><span style=\"color: #ff9900;\">Le go\u00fbt que ce mot avait alors dans nos coeurs\u2026<\/span><\/p>\n<p><span style=\"color: #ff9900;\">J\u2019avais 23 ans et d\u00e9j\u00e0 un lourd pass\u00e9.<\/span><\/p>\n<p><span style=\"color: #ff9900;\">En pens\u00e9e je me reportais \u00e0 1938\u2026 J\u2019avais 17 ans. L\u2019Allemagne avait annex\u00e9 l\u2019Autriche. Nous tremblions d\u00e9j\u00e0\u2026 Et nous avions bien raison\u00a0: le 3 septembre 39 la France entrait en guerre\u2026<\/span><\/p>\n<p><span style=\"color: #ff9900;\">Et le 10 mai de 40, l\u2019offensive allemande se pr\u00e9cipitait\u2026 J\u2019ai termin\u00e9 mes \u00e9tudes sans \u00e9tablissement scolaire (transform\u00e9 en H\u00f4pital militaire) dans des locaux de fortune\u2026 Nous n\u2019avions gu\u00e8re de livres, gu\u00e8re de professeurs non plus, et nous avions faim et peur\u2026 nos seuls loisirs \u00e9taient des cours de Croix-rouge, des entra\u00eenements \u00e0 descendre dans des abris en des temps records (des aides aussi\u00a0: nous \u00e9tions sollicit\u00e9s, les hommes \u00e9tant \u00e0 la guerre).<\/span><\/p>\n<p><span style=\"color: #ff9900;\">Et nous n\u2019avions pas vingt ans.<\/span><\/p>\n<p><span style=\"color: #ff9900;\">Je me souviens m\u00eame avoir \u2026\u00a0\u00abenseign\u00e9\u00bb mes camarades \u2026 en cr\u00e9ant des r\u00e9unions de r\u00e9p\u00e9titions \u00e0 10 ou 12 (avec les cours d\u2019une ancienne \u00e9l\u00e8ve) . Nous avions palli\u00e9 \u00e0 un manque de professeur de Philo. \u00c7a n\u2019a pas dur\u00e9 longtemps\u00a0: un professeur l\u2019a appris et je me suis retrouv\u00e9e au milieu de la classe, charg\u00e9es de r\u00e9p\u00e9titions officialis\u00e9es\u2026 que j\u2019avais r\u00e9p\u00e9t\u00e9es la veille chez le professeur qui \u00e9tait au lit, une jambe dans le pl\u00e2tre!&#8230; J\u2019ai m\u00eame d\u00fb donner des dissertations qu\u2019elle avait, bien s\u00fbr, corrig\u00e9es.<\/span><\/p>\n<p><span style=\"color: #ff9900;\">J\u2019ai parfois aussi remplac\u00e9 au pied lev\u00e9 un prof emp\u00each\u00e9, dans les petites classes\u00a0: pionne-r\u00e9p\u00e9titrice-prof d\u2019\u00e0 peine 19 ans, la classe, les alertes et les petits qui ont peur, et, pour pallier \u00e0 la frousse, les po\u00e8mes, les chansons dans le fond des caves\u2026<\/span><\/p>\n<p><span style=\"color: #ff9900;\">Ce fut une rude \u00e9preuve que je ne souhaite \u00e0 personne.<\/span><\/p>\n<p><span style=\"color: #ff9900;\">Si je racontais cette histoire, aujourd\u2019hui, dans un livre, me croirait-on\u00a0? Je m\u2019y vois adulte.. Ai-je pu \u00eatre vraiment jeune\u00a0?<\/span><\/p>\n<p><span style=\"color: #ff9900;\">Vous vivez tr\u00e8s loin de ces souvenirs, vous avez des livres, des professeurs, des biblioth\u00e8ques, et les magasins regorgent de victuailles, et tant de loisirs possibles\u2026<\/span><\/p>\n<p><span style=\"color: #ff9900;\">Un instant, mettez des semelles de bois, r\u00e2p\u00e9es jusqu\u2019aux fibres, et des v\u00eatements archi-ravaud\u00e9s o\u00f9 l\u2019on grelottait l\u2019hiver\u2026 les avions menacent, les gens que l\u2019on croise sont peut-\u00eatre \u00e0 la solde de l\u2019ennemi \u2026 et l\u2019on ne sait rien de vrai sur les rumeurs mena\u00e7antes.<\/span><\/p>\n<p><span style=\"color: #ff9900;\">Pas de f\u00eates mais des deuils\u2026 et dans tout cela, je crois que ma plus grande peur r\u00e9sidait au fond de moi\u00a0: peur de tout ce que j\u2019ignorais.<\/span><\/p>\n<p><span style=\"color: #ff9900;\">Je sais maintenant que j\u2019avais raison de trembler puisque je connais la suite de l\u2019histoire et les camps inqualifiables d\u2019extermination.<\/span><\/p>\n<p><span style=\"color: #000080;\"><span style=\"color: #ff9900;\">Et puis revenez tr\u00e8s vite \u00e0 vos cours et vos familles\u2026 et ayez une pens\u00e9e pour ceux qui vivent encore ce que je viens d\u2019\u00e9voquer, en Europe centrale, en Afrique et ailleurs\u2026 La paix est la chose au monde la plus difficile et la plus fragile. Profitez, avec respect, de la chance que vous avez (\u2026)<\/span> \u00ab<\/span><\/p>\n<p><span style=\"color: #000080;\">Le texte se poursuit et se termine par le passage d\u00e9j\u00e0 publi\u00e9 dans l\u2019\u00e9dito de mai, \u00e0 propos de l\u2019\u00e9criture de \u00ab\u00a0Le temps de Julie\u00a0\u00bb\u00a0:<\/span><\/p>\n<p><span style=\"color: #ff9900;\">\u00ab\u00a0Je suis heureuse aujourd\u2019hui d\u2019avoir \u00e9crit \u00ab\u00a0Le temps de Julie\u00a0\u00bb -qui fut si dur \u00e0 finir, trop de souvenirs aigus en \u00ab\u00a0noyant\u00a0\u00bb les pages.<\/span><\/p>\n<p><span style=\"color: #ff9900;\">Ce que j\u2019avais v\u00e9cu en 1944 \u00e9tait si violent tout au fond de moi que Maria en est morte, que son enfant n\u2019est pas n\u00e9, le contraire de ma chance.<\/span><\/p>\n<p><span style=\"color: #ff9900;\">\u00ab\u00a0Elle se reploie sur son ventre qu\u2019elle enserre de ses deux bras. Elle n\u2019est plus que le regret de cette vie qui palpite, l\u00e0, sous ses deux mains, et qui n\u2019ira pas jusqu\u2019\u00e0 la lumi\u00e8re.\u00a0\u00bb (p. 122, Le temps de Julie, Castor Poche)<\/span><\/p>\n<p><span style=\"color: #ff9900;\">Comme j\u2019ai eu de la chance, et vos grands-parents aussi, puisque nos enfants ont pu aller jusqu\u2019\u00e0 la lumi\u00e8re\u2026\u00a0\u00bb<\/span><\/p>\n<p><span style=\"color: #000080;\">Nous nous retrouverons, j\u2019esp\u00e8re, le 15 Juin au vieux village de Mirabel, pour la lecture et pour \u00e9changer ensuite, et partager le verre de la Paix.<\/span><\/p>\n<p><span style=\"color: #000080;\">Anne<\/span><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Edito de Juin Juin aux mille senteurs\u00a0et saveurs. L\u2019heure est aux jardins et \u00e0 la fulgurance de la nature\u2026 Efflorescences\u00a0! La lecture du 15 juin approche et se pr\u00e9pare. Pour des raisons de calendrier local, nous avons retard\u00e9 l\u2019heure de la lecture pour nous rendre disponibles au plus grand nombre\u00a0: le rendez-vous sera donc \u00e0 &hellip; <a href=\"https:\/\/asso-annepierjean.fr\/?p=1591\" class=\"more-link\">Continuer la lecture de <span class=\"screen-reader-text\">Edito de juin 2018<\/span>  <span class=\"meta-nav\">&rarr;<\/span><\/a><\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[12],"tags":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/asso-annepierjean.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/1591"}],"collection":[{"href":"https:\/\/asso-annepierjean.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/asso-annepierjean.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/asso-annepierjean.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/asso-annepierjean.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=1591"}],"version-history":[{"count":5,"href":"https:\/\/asso-annepierjean.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/1591\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":1607,"href":"https:\/\/asso-annepierjean.fr\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/1591\/revisions\/1607"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/asso-annepierjean.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=1591"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/asso-annepierjean.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=1591"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/asso-annepierjean.fr\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=1591"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}